Pharmacie Clément

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 11 janvier 2018.

Posté le 15 janvier 2018

A la Une - Exposition des femmes enceintes aux polluants

Pour la première fois, Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes par plusieurs polluants de l’environnement en France au sein de la cohorte Elfe (Etude longitudinale française depuis l’enfance). L’étude a pour objectif de mesurer les niveaux d’imprégnation aux polluants de l’environnement et d’analyser leur variation temporelle et géographique, versus les analyses antérieures menées en France ou à l’étranger.

1/ Six familles de polluants organiques ont été recherchées : le bisphénol A, les phtalates, les pesticides, les dioxines, furanes et polychlorobiphényles (PCB), les retardateurs de flamme, les composés perfluorés. Les résultats de l’étude montrent une présence des pyréthrinoïdes (des pesticides présents par exemple dans les produits anti-poux, anti-puces et insecticides) et des phtalates (plastiques, cosmétiques), chez 100% des femmes enceintes étudiées, et le bisphénol A (plastiques, emballages) présent à des doses quantifiables chez 74% d’entre elles. Pour certaines substances, les concentrations mesurées sont inférieures à celles observées précédemment dans des études françaises et étrangères. Ce qui tend à prouver que les réglementations mises en place (atrazine, dioxine, furanes) et les réductions d’usage liées aux évolutions industrielles (certains phtalates et pesticides organosphosphorés) pourraient avoir un effet bénéfique sur l’exposition aux polluants organiques.

Les femmes enceintes françaises sont plus exposées aux pyréthrinoïdes et aux PCB (substances isolantes) que dans d’autres pays comme les États-Unis. Ces différences, déjà observées en population générale dans l’étude ENNS (Etude nationale nutrition santé), pourraient en partie s’expliquer par des différences de modes de vie et de réglementations entre ces pays. L’une des principales sources d’exposition aux polluants organiques est l’alimentation et ses emballages (eau embouteillée, conserves…). Les modes d’imprégnation mis en évidence dans cette étude concernent également la consommation de tabac pendant la grossesse, l’utilisation de produits d’hygiène (cosmétiques, produits d’entretien), l’usage domestique de pesticides (anti-puces, anti-poux, insecticides) et les expositions via l’air intérieur (linoléum, peinture).

2/ Les composés inorganiques concernent 13 métaux et métalloïdes présents chez la totalité des femmes enceintes. Pour le plomb et le mercure, on constate une diminution des niveaux d’imprégnation en France probablement due à la mise en place de réglementations strictes (limitation des rejets, interdiction de l’essence plombée…). Les femmes enceintes françaises sont en revanche plus imprégnées par l’arsenic total et le mercure, que les femmes américaines et canadiennes. Cette différence est également observée en population générale (Etude nationale nutrition et santé 2006-2007) et trouverait une explication dans la consommation plus élevée de produits de la mer chez les Françaises. Les principales modes d’imprégnation aux métaux et metalloïdes mis en évidence dans cette étude sont le tabac et l’alimentation. La consommation de tabac est également impliquée dans l’exposition à 5 de ces métaux et métalloïdes (antimoine, chrome, cobalt, nickel, vanadium).

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 8 janvier 2018.

Posté le 12 janvier 2018

Situation épidémiologique

  • Un nouveau foyer de transmission du virus de la dengue est identifié dans le sud à Ravine des Cabris (Bois d’Olives).
  • Le foyer de transmission du virus identifié à Saint-Paul (Centre ville - Gare routière) reste actif.
  • Après un maintien à bas bruit durant l’hiver austral, la circulation du virus de la dengue se poursuit actuellement à Saint-Paul et Ravine des Cabris.
  • Un risque d’extension géographique est possible.

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Situation épidémiologique de la grippe en Guyane. Point au 5 janvier 2018.

Posté le 8 janvier 2018

Analyse de la situation épidémiologique

L’activité grippale est restée faible entre mi-septembre et fin novembre 2017.

Cependant, depuis début décembre une tendance à la hausse est observée atteignant au cours de la dernière semaine de décembre les valeurs observées habituellement en début de période épidémique.

Depuis décembre, les virus grippaux de type A et B ainsi que du VRS A et du VRS B ont été identifiés.

Sur cette même période, l’activité en lien avec les consultations pour syndrome grippal était faible aux urgences du CHAR et modérée aux urgences du CMCK et de la GMC.

A ce jour, 2 cas graves ont été admis en service de réanimation du CHAR.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 4 janvier 2018.

Posté le 8 janvier 2018

A la Une - Le cancer en France métropolitaine : projections d’incidence et de mortalité par cancer en 2017

Le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon, Santé publique France et l’Institut national du cancer publient les projections d’incidence et de mortalité par cancer en France métropolitaine pour 19 localisations cancéreuses.

L’objectif principal des projections d’incidence et de mortalité par cancer est d’estimer à très court-terme, les nombres attendus de nouveaux cas de cancer et de décès par cancer en France. Ces projections 2017 ont été produites à partir des données d’incidence observées jusqu’en 2013 dans les départements couverts par un registre des cancers du réseau Francim (17 % de la population métropolitaine pour cette dernière année d’enregistrement soit 11 millions de personnes) ainsi que des données de mortalité du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (Inserm-CépiDc) sur la période 1975-2013. Dix-neuf localisations tumorales solides ont été analysées. Pour chaque localisation cancéreuse, des hypothèses d’évolution ont été définies, pour la période 2013-2017.

En 2017, l’étude estime à 400 000 nouveaux cas de cancer : près de 54 % chez l’homme (214 000) et 46 % chez la femme (186 000). Chez l’homme, les nouveaux cas de cancer restent majoritairement représentés par : le cancer de la prostate (48 400 nouveaux cas estimés en 2013, pas de projection possible pour 2017) ; le cancer du poumon (32 300 nouveaux cas en 2017) et le cancer du côlon-rectum (24 000 nouveaux cas).

Chez la femme, le cancer du sein, reste de loin le plus fréquent (59 000 nouveaux cas) devant le cancer du côlon-rectum (20 800 nouveaux cas) et le cancer du poumon (16 800 nouveaux cas).
L’estimation du nombre de décès par cancer s’élève à 150 000 : 56 % chez l’homme (84 000 décès) et 44 % chez la femme (66 000 décès).

Chez l’homme, les cancers du poumon (20 800 décès), du côlon-rectum (9 300 décès) et de la prostate (8 200 décès) sont responsables du plus grand nombre de décès. Le cancer du foie, pour lequel des projections de mortalité sont publiées pour la première fois, représente la 4e cause de décès par cancer chez l’homme (6 100 décès).

Chez la femme, deux cancers sont à l’origine du tiers des décès par cancer : le cancer du sein (11 900 décès) et le cancer du poumon (10 200 décès). Les cancers du côlon-rectum (8 400 décès) et de l’ovaire (3 100 décès) arrivent respectivement en troisième et quatrième positions. Les projections 2017 montrent que la mortalité par cancer du poumon chez la femme se rapproche de plus en plus de la mortalité par cancer du sein.

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Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone en Auvergne et Rhône-Alpes. Point au 31 décembre 2017.

Posté le 5 janvier 2018

Points de situation

Depuis le 1er octobre 2017, 58 épisodes d’intoxication au monoxyde de carbone ont été signalés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce nombre d’épisodes est plus élevé que l’année dernière (42 à la même période en 2016) en raison du nombre important d’intoxications survenues au mois de novembre cette saison.
Pour le mois de décembre, ce chiffre est légèrement supérieur à celui de l’année dernière. La Loire reste le département le plus impacté, avec 12 épisodes survenus depuis 1er octobre, devant le Rhône et l’Ain (8 épisodes chacun). Aucun épisode n’a été déclaré dans le Puy-de-Dôme et le Cantal.
Au cours de ces 58 épisodes, 197 personnes ont été exposées et 112 transportées aux urgences hospitalières. Un décès a été recensé. Il s’agit d’une personne qui avait laissé son véhicule en fonctionnement dans son garage.

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