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Situation épidémiologique de la grippe en Guyane. Point au 16 avril 2018.

Posté le 18 mai 2018

Analyse de la situation épidémiologique

L’épidémie saisonnière de grippe est terminée sur l’ensemble de la Guyane. Elle a duré 13 semaines, de la dernière semaine de décembre 2017 à la 3ème semaine de mars 2018.
Au total, 7 990 consultations pour syndrome grippal ont été estimées sur cette période à partir des données issues du réseau de médecins sentinelles et des CDPS.
L’impact de cette épidémie a été faible à modéré sur le service d’accueil des urgences du CHAR et plus important sur celui du CHK et sur l’activité de la GMC.
Pendant cette épidémie, les virus grippaux de type A et B et les VRS de type A et B ont été identifiés. Le virus le plus fréquemment isolé a été le virus B lignage Yamagata.
Au total, 3 cas graves de grippe ont été admis en service de réanimation du CHAR, dont 1 est décédé.
L’épidémie de grippe de 2017-2018 a été plus courte que la précédente épidémie qui avait durée 23 semaines. Le nombre moyen hebdomadaire de consultations pour syndrome grippal était plus élevé au cours de cette épidémie que celle de la saison 2016-2017 avec 615 consultations estimées vs 440.

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 14 mai 2018.

Posté le 16 mai 2018

Situation épidémiologique

Depuis le début de l’année 2018, 2 980 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion.
L’unique sérotype identifié en 2018 est DENV-2 (837 typages). Cette situation fait suite à une circulation virale inhabituelle à bas bruit au cours de l’année 2017 où une persistance de la transmission avait été observée durant l’hiver austral.

En semaine S2018-18 (du 30 avril au 6 mai) :

  • 388 cas de dengue probables ou confirmés ont été diagnostiqués biologiquement, données basées sur la date de début des symptômes.
  • Les cas confirmés et probables résidaient principalement :
    - Dans l’ouest : Bois de Nèfles et La Plaine (84 cas), St-Paul, Gare routière et Etang (76 cas), Le Port (29 cas), La Possession (27 cas), St-Gilles-les-Bains (26 cas), St-Leu (18 cas), St-Gilles-les-Hauts (16 cas), La Saline (10 cas), Trois bassins (3 cas) ;
    - Dans le sud : Ravine des Cabris (16 cas), St-Pierre (12 cas), Etang Salé (8 cas), St Louis (6 cas), le Tampon (5 cas), St Joseph (3 cas) et Avirons (3 cas) ;
    - Dans le nord : Sainte Marie (5 cas), Sainte Clotilde (4 cas), Saint Denis (3 cas), et La Montagne (3 cas).

Le nombre de cas confirmés et probables résidant dans la commune de St Denis est en augmentation depuis plusieurs semaines.

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 7 mai 2018.

Posté le 9 mai 2018

Situation épidémiologique

Depuis le début de l’année 2018, 2 598 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion dont 1 407 cas sur le mois d’avril. L’unique sérotype identifié en 2018 est DENV-2 (817 typages).
Cette situation fait suite à une circulation virale inhabituelle à bas bruit au cours de l’année 2017 où une persistance de la transmission avait été observée durant l’hiver austral.

En semaine S2018-17 (du 23 au 29 avril) :

  • 356 cas de dengue probables ou confirmés ont été diagnostiqués biologiquement, données basées sur la date de début des symptômes.
  • Les cas confirmés et probables résidaient principalement :
    - Dans l’ouest : St-Paul, Gare routière et Etang (74 cas), Bois de Nèfles et La Plaine (45 cas), St-Gilles-les-Bains (36 cas), Le Port (39 cas), La Possession (26 cas), St-Leu (24 cas), St-Gilles-les-Hauts (13 cas), La Saline (9 cas) ;
    - Dans le sud : St-Pierre (20 cas), Ravine des Cabris (19 cas) et le Tampon (8 cas) ;
    - Dans le nord : Saint Denis (3 cas) , Sainte Clotilde (2 cas), La Montagne (2 cas).

Sur les dernières semaines, des cas ont également été confirmés dans de nouvelles communes incluant en semaine 17: 6 cas à Etang Salé, 6 cas à St Louis, 5 cas à St Joseph, 4 cas à Trois bassins, 3 cas aux Avirons et 2 cas à Ste Marie.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 3 mai 2018.

Posté le 3 mai 2018

A la Une - Quel stade sont diagnostiqués les cancers du sein, du colon et du rectum en France ?

Santé publique France, l’Institut national du cancer (INCa), le Réseau français des registres des cancers (réseau Francim) et le Service de biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL) ont publié la première estimation nationale de la répartition des stades au diagnostic des cancers du sein, du côlon et du rectum (période 2009-2012 ; France métropolitaine) (1). Les premières conclusions montrent que :
- 60 % des cancers du sein, 44 % des cancers du côlon et 47 % des cancers du rectum sont diagnostiqués à un stade précoce en France,
- la précocité est constatée principalement chez les 40-74 ans, classe d’âge incluant la cible des programmes de dépistage organisé,
- la part de cancers diagnostiqués au stade avancé était plus importante chez les personnes âgées de 75 ans et plus,
- la répartition des stades au diagnostic entre les hommes et les femmes pour les cancers du côlon et du rectum était peu différente,
- la répartition des stades au diagnostic pendant les quatre années d’enregistrement est stable.

Cancer du sein : Chez la femme, le cancer du sein est le plus fréquent (plus de 59 000 nouveaux cas chaque année) et provoque 12 000 décès par an. Les données des registres montrent que 6 cancers du sein sur 10 sont diagnostiqués à un stade précoce (extension locale limitée), 3 sur 10 à un stade intermédiaire (extension régionale) et 1 sur 10 à un stade avancé. Deux tiers des cancers du sein sont diagnostiqués à un stade précoce parmi les 50-74 ans, contre 59 % des moins de 50 ans et 42 % chez les plus de 74 ans. Les cancers les plus avancés sont diagnostiqués plus fréquemment chez les femmes de plus de 74 ans.

Cancer du côlon-rectum : Avec 45 000 nouveaux cas détectés et 18 000 décès chaque année, le cancer du côlon-rectum est le deuxième cancer le plus meurtrier. Ce sont 44 % des cancers du côlon qui sont diagnostiqués à un stade précoce et un tiers à un stade avancé. Le diagnostic se situe à un stade précoce chez 48 % des 40-74 ans, mais davantage à un stade avancé chez les moins de 40 ans (38 %) et les plus de 74 ans (37 %). Ce sont 47 % des cancers du rectum qui sont diagnostiqués à un stade précoce et 34 % à un stade avancé. Les cancers diagnostiqués à un stade avancé sont plus fréquents chez les plus de 74 ans (42 %).

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 26 avril 2018.

Posté le 3 mai 2018

A la Une - Bilan préliminaire de l’épidémie de grippe en France (saison 2017-2018)

L’épidémie de grippe a été précoce cette saison. Elle a débuté en Ile-de-France en semaine 49/2017 (du 4 au 10 décembre) et s’est propagée en quatre semaines à l’ensemble des régions métropolitaines. L’épidémie était terminée dans l’ensemble des régions de métropole fin mars, en semaine 13. Elle a été exceptionnellement longue, avec une durée totale de 16 semaines.
L’ampleur de l’épidémie a été modérée en médecine ambulatoire, avec une estimation de près de 2,4 millions de consultations pour syndrome grippal. Les consultations pour syndrome grippal en médecine ambulatoire ont été plus fréquentes chez les enfants, avec un taux d’incidence cumulé de 8 187/100 000 chez les moins de 5 ans et de 5 471/100 000 chez les 5 - 14 ans. Ce taux a été inférieur chez les 15 - 64 ans (3 465/100 000) et les personnes âgées de 65 ans et plus (1 324 / 100 000).
La diminution de l’activité grippale observée chez les enfants de moins de 15 ans en semaine 01/2018 est vraisemblablement liée aux vacances scolaires de fin d’année, du fait de la baisse de la transmission du virus en milieu scolaire. Un second pic d’activité d’intensité moindre que le premier a été observé en semaine 02 chez les moins de 5 ans et en semaine 03 chez les 5-14 ans.
Le nombre d’hospitalisations pour grippe (9 738 hospitalisations) pendant cette épidémie est le plus élevé depuis 2009-2010. Il est nettement supérieur à celui des épidémies de 2016-2017 (6 500 hospitalisations) et de 2014-2015 (3 400 hospitalisations). Parmi ces patients hospitalisés, 20 % étaient âgés de moins de 5 ans et 53 % de 65 ans et plus.
Le nombre de cas graves de grippe admis en réanimation et signalés à Santé publique France est le plus élevé depuis la saison 2009-2010, date de la mise en place de ce dispositif de surveillance : 2 915 cas depuis le 1er novembre 2017. Deux pics ont été également observés : le premier en semaine 01 (449 cas) et un second de moindre intensité entre les semaines 07 et 10.
En médecine ambulatoire, 1 600 virus grippaux ont été détectés sur les 2 749 prélèvements analysés (58 %) depuis la semaine 40. Parmi eux, 48 % étaient des virus de type B (dont 98 % du lignage Yamagata), 44 % étaient des virus A(H1N1)pdm09 et 8 % étaient des virus A(H3N2). A l’hôpital, 52 % des 23 537 virus grippaux détectés étaient de type A et 48 % de type B.
Au cours des 16 semaines d’épidémie, un excès de mortalité toutes causes important a été observé en France métropolitaine. L’estimation de la surmortalité, calculée sur un échantillon de 3 000 communes et extrapolée au niveau national, est de 17 900 décès sur cette période.
A partir d’un modèle statistique développé par Santé publique France, l’excès de mortalité attribuable à la grippe est estimé à 73 %, soit environ 13 000 décès tous âges confondus. Ces décès concernaient pour 93 % d’entre eux des personnes de 65 ans et plus.
Au 28 février 2018, la couverture vaccinale tous régimes est estimée à 45,6 %, stable par rapport à la saison 2016-2017 (45,7 % au 28/02/2017). Elle est estimée à 50 % chez les 65 ans et plus et à 28,7 % chez les personnes à risque de moins de 65 ans.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 19 avril 2018.

Posté le 3 mai 2018

A la Une - Le botulisme humain en France 2013-2016

Le botulisme humain est une affection neurologique rare mais grave, qui fait l'objet d'une déclaration obligatoire (DO) à Santé publique France. Le diagnostic biologique est réalisé par le Centre national de référence (CNR, Institut Pasteur, Paris). Une étude présente la situation du botulisme humain en France sur la période 2013-2016 à partir des DO et des investigations biologiques du CNR1.
Trente-neuf foyers de botulisme confirmés (68 cas) et 3 suspects (4 cas), ont été identifiés : 6 foyers de type A (10 cas), 26 de type B (47 cas), 2 de type F (5 cas) et 5 de type indéterminé (6 cas). Le botulisme alimentaire concernait 36 foyers (65 cas) et le botulisme infantile a été confirmé chez 6 nourrissons. Tous les cas de botulisme alimentaire de type A et F étaient des formes sévères. Deux décès en lien avec une intoxination botulique ont été enregistrés pour cette période. L'aliment responsable a été identifié dans 15 foyers. Il s'agissait majoritairement de produits de charcuterie de préparation familiale ou artisanale, jambon cru notamment, à l'origine de 13 foyers de botulisme de type B dont 3 étaient dus à des charcuteries importées. Des charcuteries de préparation familiale ou artisanale ont été suspectées dans 12 autres foyers. Un pâté de faisan a été mis en cause dans un foyer de type A et une consommation de conserves d'asperges a été suspectée responsable de 2 autres foyers. Un des 2 foyers de botulisme de type F était dû à une viande hachée d'origine industrielle contaminée par Clostridium baratii F7. Aucun aliment n'a été identifié être à l'origine des cas de botulisme infantile, mais une contamination environnementale a été suspectée chez 3 d'entre eux (poussières/travaux de terrassement).
Pendant la période récente 2013-2016 en Bourgogne Franche-Comté, seuls le Jura et le Territoire de Belfort ont présenté des cas, ce dernier étant un des 4 départements français ayant connu une plus forte incidence. Toutefois dans la période 1991-2016, il est à noter une incidence sensiblement plus élevée dans les départements du centre de la France : Vienne (4,0/106), Allier (3,2/106), Indre (2,0/106), Saône-et-Loire (2,0/106) et Creuse (1,9/106).
Le maintien de la surveillance du botulisme est nécessaire afin d'identifier précocement l'éventuelle émergence d'un nouveau type de toxine ou la mise en cause d'un nouvel aliment. La surveillance permet aussi d'identifier rapidement des foyers afin de transmettre sans délai, aux particuliers et aux industriels, les recommandations de modifications de pratiques en termes d'hygiène et de conservation des denrées alimentaires. Enfin, l'identification rapide des aliments contaminés accélère leur retrait du marché ou d'une distribution familiale.

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 30 avril 2018.

Posté le 3 mai 2018

Situation épidémiologique

Depuis le début de l’année 2018, 2119 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion (Figure 1)  dont 1370 cas sur le mois d’avril. L’unique sérotype identifié en 2018 est DENV-2 (690 typages). Cette situation fait suite à une circulation virale inhabituelle à bas bruit au cours de l’année 2017 où une persistance de la transmission avait été observée durant l’hiver austral. A partir de la semaine S2018-04, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter.

En semaine S2018-17 (du 23 au 29 avril) :

  • 298 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion.
  • Les cas signalés résidaient principalement :
    - Dans l’ouest : St-Paul, Gare routière et Etang (48 cas), Bois de Nèfles et La Plaine (58 cas), St-Gilles-les-Bains (35 cas), St-Gilles-les-Hauts (17 cas), La Saline (13 cas), La Possession (12 cas), Le Port (21 cas), St-Leu (17 cas) ;
    - Dans le sud : St-Pierre (12 cas), Ravine des Cabris (21 cas) et le Tampon (12 cas) ;
    - Dans le nord : Ste-Clotilde (3 cas).
  • Des cas ont également été mis en évidence à St-Joseph, Saint Louis, l’Etang Salé et les Avirons. Les enquêtes en cours permettront d’identifier leur lieu de contamination présumé.

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Situation de la leptospirose à la Réunion. Point épidémiologique au 26 avril 2018.

Posté le 3 mai 2018

Synthèse

Au 23 avril 2018, le nombre de cas de leptospirose survenus à la Réunion est plus important par rapport aux données historiques de 2008 (année de consolidation du système de surveillance) à 2017.
Des investigations (épidémiologiques, biologiques et environnementales) se poursuivent afin de mieux caractériser la situation épidémiologique, les cas et leurs expositions à risque.
Les conditions de température et de pluviométrie actuelles (dont la récente tempête tropicale Fakir) sont propices à la survie dans l’environnement des bactéries responsables de la maladie. Le nombre de cas de leptospirose à la Réunion pourrait continuer à augmenter.

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Surveillance de la fièvre typhoïde à Mayotte. Point épidémiologique au 16 avril 2018.

Posté le 3 mai 2018

Bilan 2017

Dans un contexte d’accès à l’eau potable et d’assainissement insuffisant, la fièvre typhoïde reste une maladie endémique à Mayotte. Au cours de l’année 2017, 35 cas de fièvre typhoïde confirmés par hémoculture et/ou coproculture ont été signalés par le laboratoire du CHM à la Cellule de veille, d’alerte et de gestion sanitaire (CVAGS) de l’ARS OI. Aucun cas de fièvre paratyphoïde n’a été identifié. Après une hausse en 2015, l’incidence de la fièvre typhoïde est en baisse au cours des deux dernières années, passant de 19 cas pour 100 000 habitants en 2015 à 14 cas pour 100 000 habitants en 2017.
Parmi les 35 cas de fièvre typhoïde enregistrés en 2017 (14 hommes et 21 femmes), la moyenne d’âge était de 21 ans (min 2 ans-max 63 ans); 15 cas (43%) avaient moins de 15 ans. Au total, 21 cas (60%) ont été hospitalisés dont 4 dans le service de réanimation.
La majorité des cas sont autochtones (32 cas); toutefois, 3 cas avaient déclaré un séjour à l’étranger dans le mois précédent le diagnostic. Seize cas ont déclarés utiliser de l’eau de réseau ou des bornes fontaines monétiques (BFM), 9 utilisaient de l’eau stockées et une patiente avait déclaré avoir l’habitude de se laver les mains avec du savon avant de préparer les repas ou après être allée aux toilettes. Huit cas ont déclaré la présence de rejets d’eaux usées dans l’environnement de l’habitation.
Les cas de fièvre typhoïde sont survenus tout au long de l’année; néanmoins, une recrudescence de cas a été observée au cours du mois de juin entre les semaines 23 et 26, avec un pic à la semaine 24, correspondant à un regroupement de 8 cas dans la commune de Koungou.

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